Les Prédateurs : ils s’aiment, il… non, rien.

Les Prédateurs, c’est la magie des années 80 : tout le monde fume comme des sapeurs au-dessus d’épaulettes de 30 cm de large, dans une pénombre bleutée. Et en plus, y’a des vampires canon, enfin.

John et Miriam sont jeunes et beaux et sexy. Ils font nonchalamment leur petit marché dans une boîte de nuit et ramènent deux produits relativement frais chez eux. Ça se bécote dans les coins, ça commence à faire un petit peu des cochonneries, et hop ! Que je te sors un magnifique petit pendentif-poignard et que je te tranche la jugulaire des deux gamins, et que je te les vide de leur sang. Quelques sacs poubelle plus tard, les deux petits jeunes finissent dans l’incinérateur de la maison. C’est quand même bien pratique un incinérateur au sous-sol, on en est pas toujours conscient.

L’amour qui dure…

John et Miriam sont des vampires, ils s’aiment depuis trois cent ans, rhôlàlà trop bien. Ils prennent des douches ensemble en se promettant de s’aimer « for ever and ever », jouent le Trio pour piano et cordes nº 2 de Schubert (voui, le même que dans Barry Lyndon) dans le crépuscule avec des rideaux qui volent toutes fenêtres fermées dans une sublîîîme maison à Manhattan, bref, la belle vie, quoi.

… ou pas

Seulement voilà, alors qu’il croyait qu’il vivrait pour toujours et toujours avec sa chérie, v’là-t-y pas que John se met à vieillir. Il le prend pas très bien, surtout que c’est un petit peu rapide : genre il se prend 40 ans dans la vue en deux heures. Et la chérie, elle avait un tout petit peu oublié de le prévenir que le truc de l’immortalité, ben c’était des carabistouilles. Enfin non : car John ne peut effectivement pas mourir, ce qui ne l’empêche pas de se ratatiner comme une vieille Golden. Après avoir zigouillé une dernière gamine pour tenter de retrouver son swag (mais a môrche pô), John se fait gentiment caler dans un cercueil par Miriam au grenier (incinérateur au sous-sol, cercueil au grenier, ashes to ashes, quoi) dans lequel volettent des colombes dans les rideaux. Moi j’aimerais bien qu’on me montre un grenier de Manhattan ouvert à tous les vents avec des rideaux propres et des colombes. À mon avis, on est plus sur du pigeon pouilleux et de la toile de jute moisie, mais bon.

De vampire en pire

Et là, à 00h46min30s, le film s’arrête. Enfin pour moi. Il n’y a plus Bowie dedans, alors c’est pas cette pimbêche de Susan Sarandon avec sa tête de méduse frite qui va donner le change, hein. On l’aime pas. D’abord, elle est pas très vampire-friendly. Et puis ça va, hein : cette génération, oui, je couche avec un vampire, mais j’ai une conscience, moi Madame, faut pas nous la faire. Le beurre, l’argent du beurre et le cul du vampire et puis quoi encore.

J’aurais conseillé à Miriam le beau Eric Northman de True Blood comme vampire de remplacement à John, éventuellement. Gros potentiel. Mais en 1983, il avait 7 ans, oups.

Caroline Huyghues

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