Antechinus de Stuart : mort de sexe

Aujourd’hui, je m’en vais vous conter la triste et lamentable histoire de l’antechinus de Stuart, une pauvre bête qui vit (enfin, brièvement), en Australie.
Toute ressemblance avec des personnes ayant existé est totalement fortuite.

L’antechinus de Stuart est un petit marsupial australien. Il se la pète un peu avec son nom sophistiqué, mais y’a pas trop de quoi la ramener. Pour un marsupial, d’abord, c’est un peu la lose, vu qu’il n’a pas de poche ventrale.
Donc, marsupial, mais qu’à moitié. Ensuite, il ressemble quand même furieusement à une souris (d’où peut-être le Stuart, rapport à Stuart Little).
Enfin, la plupart des gens civilisés l’appellent l’antechinus brun, donc, ça va, hein.

La saison des amours

Les antechinus vivent en solitaire, sauf pendant la saison des amours, pendant laquelle les femelles construisent des nids collectifs en haut des arbres (bien obligées, vu qu’elles ont pas de poche pour abriter les petits).
La saison dure trois mois. Et c’est là que ça commence à se gâter sérieux pour les mâles.

La bacchanale du marsupial

En effet, alors qu’ils faisaient rien qu’à bouffer toute la journée, dès le début de la saison des amours, les mâles cessent de s’alimenter. Et pourquoi ils font ça, hum ? Parce qu’ils ne pensent qu’à la bagatelle. Plus de cerveau disponible pour le reste. Ils consacrent tout leur temps à chercher une partenaire et à lui faire sa fête. Et encore, ça se fait pas dans un tête-à-tête romantique. Les mâles se réunissent en grands groupes en haut des arbres où les femelles vont faire leur marché. Du coup, ils se castagnent pour avoir l’honneur d’être élu, ils stressent à mort et, une fois qu’ils arrivent à conclure, ben… ils peuvent plus s’arrêter. Ils font des galipettes pendant 12 à 14 h d’affilée, puis passent à une autre femelle, et ainsi de suite, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et voui. Les mâles ne survivent pas à la saison des amours, aucun de jamais de nulle part. Ils calenchent tous d’épuisement et de stress au bout de deux semaines avant connaître les joies de la paternité.
Le pire, c’est que certains claquent pour rien.
En effet, les femelles stockent le sperme de leurs partenaires pendant deux semaines et ce n’est que celui des plus résistants qui donnera naissance à de charmants petits marsupiaux.

Youpi, y’a dl’a joie au pays de Skippy.

Caroline Huyghues

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